LA LIBRE ÉCHAPPÉE

 

Société familiale de production artistique

Diane de Lys est un drame romantique qui n’a pas été joué depuis 1917. LA LIBRE ÉCHAPPÉE souhaite lui insuffler une nouvelle vie cent-soixante-cinq ans après sa création, en le 15 novembre 1853, et marquer cet événement sur les planches du Théâtre du Gymnase, où elle fut incarnée pour la première fois.

PROJET 2018 / DIANE DE LYS
TABLE DES MATIÈRES
I / LE PROJET 
La pièce
L’auteur
Nos motivations
Pourquoi Diane de Lys ?
Ce que nous voulons montrer
Esquisse et projet d’affiche
II / LES ACTEURS DU PROJETS 
Qui sommes-nous ?
Les décors et les costumes
La musique
Les comédiens
L’équipe artistique
III / LE FINANCEMENT 
Les coûts
Ce pourquoi nous avons besoin d’argent
Quoi en échange ?
Nos projets futurs
Comment donner ?

I / LE PROJET 

LA PIÈCE

Paris, 1844. Diane, jeune aristocrate mariée au Comte de Lys, accepte, pour échapper à sa vie monotone, le rendez-vous nocturne d’un ami dans l’atelier d’un peintre. Poussée par la curiosité et l’aventure, elle découvre un univers « bohème », qui lui était jusqu’alors inconnu. Diane s’éprend de ce monde puis de l’artiste lui-même, voyant en eux la liberté qu’elle n’a jamais eue. Mais l’idylle qu’elle vit avec spontanéité rencontre l’opposition de la société conservatrice à laquelle elle appartient. 

L’AUTEUR

Diane de Lys est née sous la plume d’Alexandre Dumas Fils, auteur de la Dame aux Camélias. Il fut l’un des plus grands dramaturges parisiens de son temps, évoquant dans ses œuvres de grands sujets de société sur la condition humaine, tels que le statut de la femme, le destin de l’orphelin, le fossé entre les différentes classes sociales et les moeurs de son époque. Ses pièces, bien que situées dans la deuxième moitié du Romantisme, présentent déjà des allures de Réalisme. Le théâtre d’Alexandre Dumas Fils est souvent qualifié de «Drame bourgeois», mettant en scène l’après-Restauration. Il parvient à inscrire les prémices de la comédie dramatique, en s’inspirant la réalité, et en décrivant lui-même ses œuvres d’« humaines » : on passe du rire aux pleurs, de la cruauté au ridicule. À l’époque, les spectateurs pouvaient facilement s’identifier aux personnages de ses pièces. «Notre Art n’a pas de limite, disait-il dans son discours à l’académie française,  tout ce qui est du coeur humain est à nous. La vérité, voilà notre devoir ; la bien dire, voilà notre art ; l’imposer, voilà notre but .»

NOS MOTIVATIONS

Initialement, le projet était de permettre de faire re-découvrir une pièce oubliée et de l’adapter à la société d’aujourd’hui. Il fallait une pièce inconnue au public, un nombre de personnages adapté aux acteurs, qui ont pour ambition de se lancer dans la vie professionnelle.  Après maintes recherches dans les librairies et dans les archives d’internet, j’ai découvert cette pièce de Dumas Fils - également adaptée en roman par l’auteur - qui correspondait à tous nos critères. 

Dans la dynamique de mon projet, je confiai la création des décors à ma mère, artiste peintre, et la composition musicale à ma soeur,  pianiste et chanteuse lyrique, afin de construire une oeuvre personnelle et complète pour le priorité des spectateurs. Nous avons alors créé une SARL familiale, regroupant nos trois Arts, et faisant de chacun d’eux les piliers de La Libre Échappée afin de les mêler pour mettre la pièce au goût du jour, dans le respect de l’éthique de l’auteur grâce à nos recherches, et sa vision du théâtre. 

POURQUOI DIANE de LYS ?

Derrière le prétexte d’une simple histoire d’amour, le rôle de la société y est omniprésent, et les relations entre les personnages sont construites avec complexité, donnant lieu à un véritable drame de mœurs. Dans Antony de Dumas Père, le personnage de l’écrivain Eugène explique la comédie et le drame, et le rapport au public :

« La comédie est la peinture des moeurs, le drame celle des passions. La Révolution en passant par notre France, a rendu les hommes égaux, confondu les rangs, généralisé les costumes. Rien n’indique la profession, nul cercle ne renferme telles moeurs ou telles habitudes; tout est fondu ensemble, les nuances ont remplacé les couleurs, et il faut des couleurs et non des nuances aux peintres qui veut faire un tableau [...]. La comédie des moeurs devenait sinon impossible, du moins très difficile à exécuter. Reste le drame de passion [...] Mais que nous essayions nous au milieu de de notre société moderne de montrer le coeur des hommes, on ne le reconnaîtra pas. La ressemblance entre le héros et le parterre sera trop grande, l’analogie trop intime; le spectateur qui suivra chez l’acteur le développement de la passion voudra l’arrêter là où elle s’est arrêté chez lui; si elle dépasse sa faculté de sentir ou d’exprimer à lui, il ne la comprendra plus, il dira «c’est faux, moi je n’éprouve pas ainsi, quand la femme que j’aime me trompe, je souffre sans doute [...] mais je ne la poignarde ni ne meurs...» Puis les cris à l’exagération, au mélodrame, couvrant les applaudissements de ces quelques hommes qui, plus heureusement ou malheureusement organisés que les autres, sentent que les passions sont les mêmes au XVème siècle qu’au XIXème siècle, et que le coeur bat d’un sang aussi chaud sous un frac de draps que sous un corselet d’acier.»

C’est dans cette optique que j’ai par la suite abordé la pièce, comme une histoire intemporelle où la jalousie, l’amour, l’attachement, l’honneur et l’arrivisme se mêlent pour en faire une comédie humaine, qui, malgré les costumes et l’époque, se comprend encore aujourd’hui. En 1900, un critique proposait d’interpéter la pièce avec «l’énergie de la Jeunesse», et c’est là la faculté de notre troupe.

Dans un article du journal L’Opinion, Dumas Fils donnait son avis sur l’affaire Marambat (un père qui a tué l’amant de sa fille non mariée) ; il pose un jugement sur les «amourettes» de jeunesse : 

« Il n’y a pas l’ombre d’amour dans ces rapprochements particuliers. Il y a de la jeunesse, du tempérament, de la curiosité, de l’ennui, de l’amour du plaisir, du libertinage, de l’occasion, et par dessus tout cela, le plus puissant argument, le plus redoutable auxiliaire : l’impunité pour l’homme. Quant à l’amour, il n’a qu’une forme : Il épouse la femme quand elle est libre; il la respecte quand elle ne l’est pas. » 

Cet extrait m’a interpelée en ce qu’il présente une histoire analogue à celle de Diane de Lys et que l’auteur a voulu montrer, un sujet encore et toujours d’actualité auquel les spectateurs peuvent encore s’identifier.  Le thème de la reconnaissance sociale (le peintre Paul Aubry dans la pièce), de la position de la femme mariée (le 19ème siècle ayant été le siècle un des plus durs pour la condition féminine), de la société envahissante qui cerne les personnages et les détruit, sont des sujets forts et engagés pour l’époque et Dumas fils ici prouve son implication dans le monde dans lequel il évolue, en oscillant entre rire et pleurs tout au long de la pièce.

Alexandre Dumas Fils m’a touchée par son humanité, qui est en accord avec ma vision du théâtre. Les mauvaises langues ont beau dire, les personnages de Dumas Fils nous ressemblent, son oeuvre est réelle et tend à représenter et raconter l’histoire de chacun. À mon sens, c’est avant tout une aventure humaine.  

De plus, Diane de Lys permet une grande liberté artistique : le personnage de Paul est peintre, ce qui rend l’utilisation de l’art pictural et visuel plus que justifié, sinon indispensable. Quant à la musique, elle est évidente au regard du contexte historique, et de l’importance de l’opéra et des concerts au XIXe siècle. L’auteur a lui-même créé au sein d’une scène, un «interlude» musicale, où les personnages chantent une chanson populaire dans l’atelier du peintre Paul Aubry.

CE QUE NOUS VOULONS MONTRER

  • Nous aspirons à montrer une troupe dynamique et moderne, mais surtout des artistes capables de faire vivre une histoire oubliée et de se rapprocher des gens en leur montrant qu’il pourrait s’agir leurs ressentiments, et peut-être même de leur propre histoire. Proposer une pièce très visuelle, un jeu d’acteur ciblé sur le naturel et la vérité pour que la pièce ait sur le public le même impact qu’un film.    

  • Convaincre que les Arts sont plus forts lorsqu’ils fusionnent (en l’occurrence : Musique, Théâtre et Arts plastiques) et transportent véritablement les spectateurs.

  • Notre Projet vise la connaissance : faire redécouvrir des piliers de notre patrimoine français. 

II / LES ACTEURS DU PROJET 

QUI SOMMES-NOUS ?

La Libre Échappée, bien que société artistique, est également une société familiale qui a pour membre : Valérie Cini di Portocannone (artiste peintre), Maria Cini di Portocannone (musicienne) et Cassia Cini di Portocannone (comédienne). L’idée de fusionner ces trois domaines artistiques est apparue comme évidente lorsque le projet a commencé, étant donné leur présence dans le cercle familial. 

LES COMÉDIENS

Pour plus d'informations, voir la section "Les Comédiens".

LES DÉCORS ET LES COSTUMES

Les décors et les costumes seront créés par Lense (Valérie Cini di Portocannone), membre de La Libre Échappée. Par souci d’un effet visuel réussi, les décors sont réalisés en accord avec les costumes, leurs couleurs, leurs tissus, afin que les acteurs soient mis en valeur sur la scène et non pas absorbés par le fond. Lense est également la créatrice de l’affiche de Diane de Lys. 

LA MUSIQUE

La musique sera composée par Maria Cini di Portocannone, ancienne élève du Conservatoire National Régional de Strasbourg en piano et du Conservatoire Jean-Philippe Rameau (Paris 6ème) en piano et chant lyrique, actuellement en Licence de Musicologie à La Sorbonne. La Bande son de Diane de Lys sera très présente, ponctuant chaque acte, dans l’intention de produire ainsi un effet cinématographique. Dans les films, la musique est omniprésente et illustre le décor, les émotions et la situation. 

III / LE FINANCEMENT 

LES COÛTS

Les fonds seront destinés à la location du Théatre du Gymnase, à la confection des costumes, à la réalisation des décors, à la communication. Enfin les coûts supplémentaires, tels que la location de camion pour les décors, la location d’un piano pour les scènes comprenant la musique, la location du matériel de lumières, etc. Le tout s’élève à 11 940 euros.

CE POURQUOI NOUS AVONS BESOIN D’ARGENT

Il est nécessaire de prévoir le tissu destiné aux costumes des douze acteurs. Il faudra en outre pour le décor de la toile de coton ignifugé, la toile. Leur coût s’élève à 2100 euros. 

La réédition de la pièce en 100 exemplaires, la production et l’enregistrement de la musique originale créée et interprétée par Maria Cini di Portocannone ainsi que programmes, les photos de répétitions, etc. Leur coût s’élève à 1390 euros

La communication ou publicité de la pièce, tels que flyers, affiches, prospectus qui permettrait de faire connaître la pièce s’élève à 860 euros. 

La location d’une salle de spectacle pour la générale s’élèverait à 900€.

La location du Théâtre du Gymnase coûte 5000 euros. Le choix de cette salle ferait office de rappel historique, puisque la pièce y a été créée en 1851. 

Enfin les coûts supplémentaires concernent la régie, tels que la location de camion pour les décors et les costumes, la location de salles de répétition coûterait 1690 euros. 

N. B. : Si le projet n'aboutissait pas, vous serez remboursé.e.s de vos dons dans leur intégralité.

QUOI EN ÉCHANGE ?

Vous figurerez dans les remerciements sur les prospectus, site, etc... 

En fonction du montant de votre don : 

  • Tout d’abord : un grand merci et notre reconnaissance ;
  • La newsletter de Diane de Lys, son avancement créatif, sur votre boîte mail ;
  • La pièce Diane de Lys rééditée par LA LIBRE ÉCHAPPÉE et dédicacée à votre nom ;
  • Une carte postale dédicacée par les acteurs et personnalisée ;
  • L’affiche imprimée et signée par l’artiste Lense ;
  • Une esquisse de Diane de Lys Originale par l’artiste Lense ;
  • Votre nom ou le nom de votre entreprise apparaîtra dans la liste des Producteurs du Spectacle. 
  • Une rencontre avec les acteurs 
  • Un cocktail de remerciements 
  • S’il s’agit d’une entreprise, merci de le préciser dans votre mail, nous vous proposerons une contrepartie personnalisée en fonction de votre don (publicité, etc)

NOS PROJETS FUTURS 

Nous aspirons à jouer dans d’autres pays européens, afin de faire connaître la pièce et son auteur, ainsi qu’à continuer de jouer en France et à Paris. La première au théâtre du Gymnase étant un investissement, nous permettant de montrer notre travail à différents directeurs de théâtre, production, etc.

COMMENT DONNER ? 

Il est possible de procéder à votre don :

  • par chèque établi à l’ordre de LA LIBRE ÉCHAPPÉE SARL et adressé au siège de la société (1 rue des Sablons 77760 Larchant — FRANCE) ;
  • par virement bancaire sur le compte de la SARL :  

 IBAN FR76 3000 3013 1200 0205 5422 103  

 BIC SOGEFRPP 

 

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